Les plantes, points d’appui du vivant

Les plantes sont extraordinaires. Bien avant nous, il y a environ 450 millions d’années, les premières plantes ont commencé à coloniser les continents, contribuant à transformer l’atmosphère et à rendre possible la vie animale sur terre. La production d’oxygène avait débuté plus tôt dans les océans, grâce à des micro-organismes photosynthétiques, mais l’arrivée des plantes sur la terre ferme a profondément modifié les équilibres du vivant.

Les plantes possèdent une organisation singulière : elles n’ont pas d’organe vital central et disposent d’une grande capacité de régénération. Selon les espèces et les conditions, certaines peuvent continuer à vivre ou repousser même après avoir été sectionnées.
Les arbres, en particulier, sont indispensables à la vie. Ils captent le CO₂, stockent le carbone et libèrent de l’oxygène. Ils rafraîchissent et filtrent l’air en restituant de l’eau à l’atmosphère par évapotranspiration. Un arbre adulte, comme un hêtre, peut ainsi relâcher plusieurs centaines de litres d’eau par jour, selon sa taille et les conditions climatiques. Ils abritent une multitude d’animaux et d’insectes. Les plantes comptent parmi les êtres vivants les plus grands, les plus anciens et les plus utiles. Elles peuvent vivre sans nous ; nous ne pouvons pas vivre sans elles.

Dans Empêcher que le monde ne se défasse, Fabrice Midal invite à résister au découragement face aux turbulences de notre époque et à cultiver une force intérieure capable de tenir dans un monde qui s’assombrit. Dans sa septième leçon, il nous appelle à ne pas négliger nos points d’appui : ces présences ordinaires qui nous permettent de toucher la profondeur de la vie — une plante, un oiseau — et de nous remettre en mouvement. En étant avec ce qui est vraiment vivant et essentiel, nous reprenons confiance.

Il évoque notamment Etty Hillesum, jeune femme juive dont la vie se rétrécit sous l’occupation nazie jusqu’à faire de la mort une présence quotidienne. Dans son journal, elle s’émerveille pourtant d’une fleur poussante entre les pavés. Elle comprend que cette fleur n’est pas là pour être possédée, mais pour la réconforter. À condition d’accepter de se laisser déconcerter, de se laisser surprendre par cette présence vivante qui témoigne d’une vie qu’elle-même ne parvient plus à voir. La fleur devient alors une parole silencieuse :
Pourquoi renoncerais-tu à la vie, si moi, une fleur, je suis là, vivante et belle ? Cette vie est là aussi en toi.

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